Category: Réseaux sociaux


Les Paradoxes de l’identité numérique

Transparence et anonymat sur la Toile

Depuis toujours, je mens. Parce que la littérature, c’est avant tout un beau et pieux mensonge. Parce que le web en multipliant les images a défragmenté mon reflet. J’aime raconter des histoires, mes histoires mes lectures et mes voyages virtuels. Bref, un peu comme tout le monde…
Ma face de book #jeudiconfessionne et tweettoie le petit monde de la Toile.
Pour le boulot, je viadeotte beaucoup, lisez ceci, lisez cela. Pour ma bonne cause, je buzze deliciousment . Mais, soyons honnête, je te linkedin en attendant la nouvelle wave.
Pour ma culture personnelle je readitnever aussi beaucoup. Des tonnes et des tonnes de pavés numériques… amoncelés dans un serveur exotique. Je wikipédale dans la choucroute et m’academia.eduque.

Mais je n’emploie jamais le même ton selon le média, je n’ai pas exactement le même profil un peu partout sur la toile. Et ce sans compter mes dizaines d’autres comptes plus ou moins délaissés.
Je suis donc un peu comme tout le monde, j’appartiens à cette génération de Skyzophrène numérique. Une sorte de Personnalité 2.0, multicompte et multirécidiviste. Mais ca n’est même pas volontaire, ca n’est même pas prévu. Je me raconte un peu partout, mais c’est le media qui fait le ton, la communauté aussi. Et mon armée de moi est toujours prête à bondir.
Bien sur j’ai fait vœu de transparence. Après tout, « je n’ai rien à cacher » mais qu’est ce qui garantit sur le web que ma voix soit unique ?
Je veux dire non pas originale ou éblouissante mais une, une seule voix qui s’exprime dans sa complexité?

Dans tout ce battage médiatique, sur la réputation numérique(je suis pour), sur le droit à l’anonymat (je suis aussi pour) on a encore oublié d’étudier la question de comment le media en lui même nous permet de nous exprimer.
Les contraintes techniques de chaque plateforme, de chaque service et ce que ses contraintes produisent pour l’expression littérale et littéraire
je propose donc une nouvelle étude littéraire, linguistique et sociologique, étudier les nouveaux moyens et contraintes d’expressions.

Notamment les fameux 140 caractères de Twitter…

Je ne sais pas pour vous mais perso, depuis que je passe plus de 20 heures sur Internet, à la fin de la journée je réfléchis par liste. Pour ordonner ma pensée, pour libérer le flot de l’information je fais des listes et des listes. A cet égard les outils sur Internet se sont multipliés : il y a les listes de pages webs (Delicious) les listes de photos(FlickR), les listes de livres(Amazon, Numilog et consort), les listes de papiers de recherches, les listes d’amis,les listes de followers, le blogroll. Toute une pensée linéaire qui nous libère des interactions sociale de la loi de l’instant que programme d’une certaine manière Facebook ou Twitter (Google Instant et les autres…).
Ma liste préférée à moi, c’est Readitlater : je vous laisse le découvrir….
A force d’utiliser des listes et des listes, croiser les info, ca devient compliqué…
Mais si notre mode de pensée n’est pas linéaire sur la Toile comme le laisse entendre Nicolas Carr et toute la polémique sur l’hyperlien (RDV à ce sujet sur un de mes papiers sur academia.edu). Pourquoi ne pas se libérer de la sacrosainte liste. Pourquoi ne pas visualiser en 3D notre navigation Internet ?

C’est l’idée brillante de Cybunk à suivre…

Partager des oeuvres d’art sur Facebook comme on échange des vidéos?

Ce sera bientot possible grace à une initiative du Centre d’art contemporain Georges Pompidou… Le Centre Georges Pompidou lance en effet le projet d’une gallerie  interactive  “ouvertes aux adolescents” selon les dires des organisateurs. En réalité, c’est une vision un peu réductrice des repércusions que cette innovations peut apporter à l’art contemporain…

On va enfin voir débarquer l’art sur Facebook, échanger une culture qui reste encore peu accessible aux seuls initié. A quand un buzz de l’oeuvre la plus coté sur les réseaux sociaux?

Bon et maintenant comment ça marche?

Pour faire simple, d’un coté des oeuvres d’art munies de puces electroniques (du même genre que les cartes bancaires) qui contiennent des infos. Pour l’instant ça se résume à des étiquettes (des tags) qui sont directement consultables depuis le mobile du visisteur qui peut ainsi envoyer ses commentaires munis sur Internet donc par envoi de mail et post sur les réseaux sociaux.

Selon un article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Bon allez c’est le moment de rappeler que leur collection en ligne; s’est prodigieusement étoffée: vidéos, podcasts et catalogues bref de quoi patienter….

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Pedagogie.nsf/0/766702B325C42288C1256DA400556EA9?OpenDocument&sessionM=4&L=1
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