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Partager des oeuvres d’art sur Facebook comme on échange des vidéos?

Ce sera bientot possible grace à une initiative du Centre d’art contemporain Georges Pompidou… Le Centre Georges Pompidou lance en effet le projet d’une gallerie  interactive  “ouvertes aux adolescents” selon les dires des organisateurs. En réalité, c’est une vision un peu réductrice des repércusions que cette innovations peut apporter à l’art contemporain…

On va enfin voir débarquer l’art sur Facebook, échanger une culture qui reste encore peu accessible aux seuls initié. A quand un buzz de l’oeuvre la plus coté sur les réseaux sociaux?

Bon et maintenant comment ça marche?

Pour faire simple, d’un coté des oeuvres d’art munies de puces electroniques (du même genre que les cartes bancaires) qui contiennent des infos. Pour l’instant ça se résume à des étiquettes (des tags) qui sont directement consultables depuis le mobile du visisteur qui peut ainsi envoyer ses commentaires munis sur Internet donc par envoi de mail et post sur les réseaux sociaux.

Selon un article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com

Bon allez c’est le moment de rappeler que leur collection en ligne; s’est prodigieusement étoffée: vidéos, podcasts et catalogues bref de quoi patienter….

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Pedagogie.nsf/0/766702B325C42288C1256DA400556EA9?OpenDocument&sessionM=4&L=1

Wikipédia vs Britannica

Wikipédia: tout le monde connaît. Rien que sur la plateforme française 885 249 articles et plus de 5 000 contributeurs actifs. Son succès est tel que les encyclopédies papier, le Quid, l’Encyclopédia Britannica ou encore Encarta ont cessé leur publication et ont, pour certaines d’entre elles, fermé définitivement leur site.

Wikipédia a gagné en partie la bataille de l’information encyclopédique sur le net par ses 3 mots:  gratuit, simple et ouvert. Cependant, comme pour toutes les idées géniales, Wikipédia  n’a rien inventé, elle n’a fait qu’adapter  à de nouvelles technologies le vieux principe humaniste de diffusion et circulation  des savoirs. Son utilité n’est plus à démontrer.

circulation du savoir encyclopédique

Cependant, Wikipédia en se rendant indispensable a mis entre parenthèse tout un pan d’organisation du savoir. Les encyclopédies, à l’image des début de Yahoo Search, organisaient la connaissance par grandes catégories de savoir sur le net on appelait cela des portails, dans les bibliothèques des signets ( Pour voir encore à quoi ça ressemble RDV  sur http://signets.bnf.fr/).

Les portails de Wikipedia semblent reprendre ce système mais en réalité il ne dirigent pas la consultation des articles, l’appartenance d’un article à une catégorie n’est pas obligatoire. C’est le travail des fourmis sur wikipédia qui relie les articles entre eux.  En bref, Wikipédia permet de butiner des informations mais n’offre pas encore la possibilité de construire un savoir dans un système global, classifié, organisé où chaque article renverrait à une catégorie du savoir bien déterminé et universel.

Ce système a été mis de coté pour l’instant.Cependant à l’époque où l’Encyclopédie Universalis était encore publié, à la fin des 30 lourds volumes se trouvait un volume particulèrement intéressant qui s’appelait Micropaedia.

Micropédia (le nom que porteaujourd’hui  le ”Wikipédia” de Windows ;-) ) reproduisait  le système global de classification du savoir sous forme d’un arbre de la connaissance.

Pour rappel l’arbre de la connaissance a permis de faire émerger d’un système circulaire du savoir les grandes classifications que nous retrouvons aujourd’hui à l’université.

arbre de la connaissance

arbre de la connaissance

Le fait est qu’aujourd’hui wikipédia est incoutournable. Elle est la source majeure d’information pour les non spécialistes. Mais il manque encore aujourd’hui à Wikipédia un système d’arborescence global.  Plusieurs projets universitaires vont aujourd’hui dans ce sens (http://www.cite-sciences.fr/francais/web_cite/informer/tec_met/scate/manuel%20arbres%20connaissance.pdf, http://webtv.univ-lyon2.fr/article.php3?id_article=757). Mais ce travail est tellement d’envergure qu’il faudra une collaboration de la taille de wikipédia pour qu’elle soit effective. Je compte lancer dans la semain une discussion pour monter ce projet au sein de l’Incubateur de Wikimania. Un projet de taille qui complète l’offre de Wikipédia et permette de combiner les deux modes d’accès au savoir…

Exemple de classification encyclopédique

Google 1 BNF 0

Voila c’est dit la BNF c’est rendu compte qu’elle ne faisait pas le poids face au géant Google: mais l’immense popularité de Google Books ne viendrait-il pas aussi du fait que tous son contenu est référencé sur son moteur de recherche

On a qu’a voir la différence entre Europeana Gallica d’un coté

et  Google qui gagne la bataille d’abord par le nmbre de références indexées mais surtout par sa technologie qui rend les infos accessibles sans connaître les règles de recherches bibliographiques (grosse erreur de la BNF et Europeana).

Après avoir fermement bataillé contre la numérisation des ouvrages européens par le géant américain Google, la Bibliothèque Nationale de France (BNF) serait maintenant sur le point de céder la numérisation de ses ouvrages au moteur de recherche, imbattable sur les coûts et les délais.

Selon les informations du journal La Tribune, la Bibliothèque Nationale de France (BNF) serait actuellement en discussion avec Google pour lui confier la numérisation d’une partie de son fonds. Sous la présidence de Jean-Noël Jeanneney, l’institution française avait pourtant fortement résisté au géant américain et plébiscité son propre programme de numérisation, à un rythme d’escargot mais au prix d’un pur sang. Dans le même temps, alors que Jeanneney redoutait en 2004 la suprématie numérique de la culture anglo-saxonne, 29 grandes bibliothèques dans le monde, dont la prestigieuse Bodleian Library d’Oxford, signaient un accord avec Google.

Aujourd’hui, avec en plus des partenariats signés avec 25.000 éditeurs, Google compte plus de 10 millions d’ouvrages numérisés. Il a achevé son travail à Oxford, en se concentrant essentiellement sur les ouvrages du 19ème siècle, et se prépare à ouvrir un service d’achat de livres en ligne pour les ouvrages sous droits. 1,5 million de livres numérisés proviennent déjà d’accords avec les éditeurs, et ses conflits aux Etats-Unis sur fond de droit d’auteur sont en passe d’être réglés. En France, seuls 150.000 livres d’auteurs français auraient été numérisés par Google. La firme a d’ailleurs récemment dénoncé la trop grande rigidité du droit d’auteur français, qui l’empêcherait d’aller plus vite.

Culturellement, le danger est bien plus grand pour la francophonie et la culture européenne de se faire engloutir en refusant la numérisation par un Américain, qu’en misant sur ses propres moyens, beaucoup plus modestes. Ce que la BNF a fini par admettre.

Nos négociations avec Google pourraient aboutir d’ici à quelques mois“, affirme ainsi à la Tribune Denis Bruckmann, directeur général adjoint et directeur des collections de la BNF. Alors qu’elle ne reçoit au titre de la numérisation que 5 millions d’euros par an de l’Etat, versés par le Centre national du livre, la BNF estime qu’il faudrait entre 50 et 80 millions d’euros pour numériser les seuls fonds de la troisième République, avec ses propres moyens. Selon les formats et la qualité de numérisation souhaitée, la numérisation d’un livre coûterait à la BNF entre 0,12 euro et 0,74 par page. Un prix probablement sans commune mesure avec ceux de Google, d’autant que le géant américain dispose d’outils secrets pour numériser dans une vitesse record.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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